La fiche technique
2009. France. 2h19. Film historique de Robert Guédiguian avec Simon Abkarian, Virginie Ledoyen, Robinson Stévenin...
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Le résumé
Dans Paris occupé par les allemands, l'ouvrier poète Missak
Manouchian prend la tête d'un groupe de très jeunes juifs, Hongrois,
Polonais, Roumains, Espagnols, Italiens, Arméniens, déterminés à
combattre pour libérer la France qu'ils aiment, celle des Droits de
l'Homme. Dans la clandestinité, au péril de leur vie, ils deviennent des héros. Les
attentats de ces partisans étrangers vont harceler les nazis et les
collaborateurs. Alors, la police française va se déchaîner, multiplier
ses effectifs, utiliser filatures, dénonciations, chantages,
tortures... Vingt-deux hommes et une femme seront condamnés à mort en février 1944. Dans
une ultime opération de propagande, ils seront présentés comme une
Armée du crime, leurs visages en médaillon sur un fond rouge placardés
sur les murs de toutes les villes du pays. Ces immigrés, morts pour la
France, entrent dans la légende. C'est cette belle et tragique histoire que raconte le film. |
Récompenses
Festival de Cannes 2009 - Sélection officielle - Hors compétition
Chroniques cannoises : http://festivaldecannes.allocine.fr/festivaldecannes-226596-larmee_du_crime_de_robert_guediguian__hors_competition.htm |
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Caractéristiques
Le héros et la famille
Au départ, Robert Guédiguian était un peu intimidé par cette histoire... "L'Arménien
Manouchian, l'occupation allemande (ma mère est née en Allemagne), et
le communisme, ces trois éléments réunis me touchaient sans doute de
trop près. Depuis que je suis né, j'ai toujours entendu parler de
Manouchian. Il fait partie du Panthéon des grands héros résistants
communistes. Je me souviens en particulier d'avoir lu quand j'étais
gamin la lettre qu'il a écrite avant de mourir. Que Manouchian y dise
"Je meurs sans haine pour le peuple allemand" me réconfortait sur mes
deux origines et sur l'humanité en général. Donc, parce que tout cela
m'était trop proche, ce n'est pas de moi qu'est venue l'idée de faire
ce film, mais de Serge Le Péron (réalisateur de "J'ai vu tuer Ben Barka" notamment." Ensemble, c'est tout
Guédiguian revient sur les liens entre "l'Affiche rouge" et ses préoccupations d'aujourd'hui : "En
fait, mon interrogation est liée au trouble dans lequel je suis par
rapport à "l'hypothèse communiste", comme dit Alain Badiou. Le fait que
cette hypothèse ne puisse se mettre en oeuvre dans un avenir
relativement proche me gêne dans ma vie de tous les jours. Alors que
j'avais un rapport très concret avec cette idée, celle-ci semble dans
notre époque de plus en plus abstraite. Je crois néanmoins important de
montrer aujourd'hui cet internationalisme. Ces juifs, Arméniens,
Hongrois, Roumains, Polonais, Italiens et Espagnols qui se battent pour
la même cause demeurent un exemple dans notre monde actuel d'inégalités
criantes, de replis communautaires et religieux." Il ajoute : "Pour plaisanter, je dis que L'Armée du crime c'est du Cinéma national populaire, en écho au Théâtre national populaire de Jean Vilar.
Parce que le film
concentre de la culture, de la légende, de beaux personnages
historiques... Et je n'ai pas de problème à dire que ma démarche est
aussi pédagogique. J'assume cela totalement."
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