La fiche technique
France. 1h55. Drame historique de de Roselyne Bosch avec Mélanie Laurent, Jean Ren, Gad Elmaleh, Sylvie Testud, Anne Brochet, Catherine Allégret...
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Le résumé
1942. Joseph a onze ans. Et ce matin de Juin, il doit aller à l'école, une étoile Jaune cousue sur sa poitrine... Il reçoit les encouragements d'un voisin brocanteur. Les railleries d'une boulangère. Entre
bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs comme lui, leurs
familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte
Montmartre, où ils ont trouvé refuge. Du moins le croient-ils, jusqu'à ce matin de 16 Juillet 1942, ou leur fragile bonheur bascule... Du
Vélodrome D'Hiver, où 13 000 raflés sont entassés, au camp de
Beaune-La-Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, La Rafle suit les
destins réels des victimes et des bourreaux. De ceux qui ont orchestré. De ceux qui ont eu confiance. De ceux qui ont fui. De ceux qui se sont opposés. Tous les personnages du film ont existé. Tous les évènements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942. |
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Caractéristiques
Genèse du film
L'idée de faire un film sur la rafle du Vel' d'Hiv' vient du producteur Ilan Goldman. " Depuis des années, Ilan me parlait de cette rafle, elle l'obsédait, confie la réalisatrice Roselyne Bosch. Quant
à moi, le fait qu'il n'y ait aucune image - juste une photo des bus
vides devant le Vel' d'Hiv' - me bouleversait. Je ne suis pas juive,
mais nous avons beaucoup en commun, et surtout... des enfants ! Des
enfants bi-culturels qui auraient pu être persécutés. Je crois que leur
existence est ce qui m'a fait considérer la Seconde Guerre mondiale et
l'Holocauste d'un point de vue radicalement différent... Ce qui fait de
la Seconde Guerre mondiale une guerre complètement à part, c'est
l'Holocauste. Mais à l'intérieur de cette exception atroce, c'est la
première fois que des adultes s'attaquent spécifiquement à des enfants.
Avec pour objectif de les anéantir. C'est unique dans l'Histoire du
monde, dans ces proportions. 1,5 millions d'entre eux ont ainsi péri.
En fait, c'est une des raisons qui m'ont poussée à faire le film – et à
le faire du point de vue des enfants. Mais j'ai longtemps pensé qu'un
tel film serait impossible. "
Avec l'aide de Serge Klarsfeld
Pour se documenter sur la rafle du Vel' d'Hiv', la réalisatrice s'est adressée à Serge Klarsfeld qui n'a eu de cesse, depuis 25 ans, de recenser les victimes. " Il est capable de vous dire : " Voilà qui est parti, par quel convoi, avec qui, à quelle date...", confie la cinéaste. Mais
il s'était occupé des morts. Et moi, je cherchais des survivants. Et
puis ce qui intéresse un historien n'est pas forcément ce qui intéresse
le cinéaste. Serge Klarsfeld
a été en revanche un formidable conseiller historique lorsque j'ai
abordé l'extrême complexité des relations entre Vichy et les autorités
allemandes. On peut parler de " marchandage " humain. Les chemins de
fer français adressaient des factures à Berlin, c'était " tant "
par tête de juif transporté jusqu'à la frontière allemande. "
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