LA RAFLE - Printemps du Cinéma (3,50€)   LA RAFLE - Printemps du Cinéma (3,50€)

Sortie le 10/03/2010

 
   
La fiche technique

France. 1h55. Drame historique de de Roselyne Bosch avec Mélanie Laurent, Jean Ren, Gad Elmaleh, Sylvie Testud, Anne Brochet, Catherine Allégret... 

Le résumé

1942.
Joseph a onze ans.
Et ce matin de Juin, il doit aller à l'école, une étoile Jaune cousue sur sa poitrine...
Il reçoit les encouragements d'un voisin brocanteur. Les railleries d'une boulangère.
Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs comme lui, leurs familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre, où ils ont trouvé refuge.
Du moins le croient-ils, jusqu'à ce matin de 16 Juillet 1942, ou leur fragile bonheur bascule...
Du Vélodrome D'Hiver, où 13 000 raflés sont entassés, au camp de Beaune-La-Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, La Rafle suit les destins réels des victimes et des bourreaux.
De ceux qui ont orchestré.
De ceux qui ont eu confiance.
De ceux qui ont fui.
De ceux qui se sont opposés.
Tous les personnages du film ont existé.
Tous les évènements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942.
Caractéristiques

Genèse du film

L'idée de faire un film sur la rafle du Vel' d'Hiv' vient du producteur Ilan Goldman. " Depuis des années, Ilan me parlait de cette rafle, elle l'obsédait, confie la réalisatrice Roselyne Bosch. Quant à moi, le fait qu'il n'y ait aucune image - juste une photo des bus vides devant le Vel' d'Hiv' - me bouleversait. Je ne suis pas juive, mais nous avons beaucoup en commun, et surtout... des enfants ! Des enfants bi-culturels qui auraient pu être persécutés. Je crois que leur existence est ce qui m'a fait considérer la Seconde Guerre mondiale et l'Holocauste d'un point de vue radicalement différent... Ce qui fait de la Seconde Guerre mondiale une guerre complètement à part, c'est l'Holocauste. Mais à l'intérieur de cette exception atroce, c'est la première fois que des adultes s'attaquent spécifiquement à des enfants. Avec pour objectif de les anéantir. C'est unique dans l'Histoire du monde, dans ces proportions. 1,5 millions d'entre eux ont ainsi péri. En fait, c'est une des raisons qui m'ont poussée à faire le film – et à le faire du point de vue des enfants. Mais j'ai longtemps pensé qu'un tel film serait impossible. "

Avec l'aide de Serge Klarsfeld

Pour se documenter sur la rafle du Vel' d'Hiv', la réalisatrice s'est adressée à Serge Klarsfeld qui n'a eu de cesse, depuis 25 ans, de recenser les victimes. " Il est capable de vous dire : " Voilà qui est parti, par quel convoi, avec qui, à quelle date...", confie la cinéaste. Mais il s'était occupé des morts. Et moi, je cherchais des survivants. Et puis ce qui intéresse un historien n'est pas forcément ce qui intéresse le cinéaste. Serge Klarsfeld a été en revanche un formidable conseiller historique lorsque j'ai abordé l'extrême complexité des relations entre Vichy et les autorités allemandes. On peut parler de " marchandage " humain. Les chemins de fer français adressaient des factures à Berlin, c'était " tant " par tête de juif transporté jusqu'à la frontière allemande. "
   
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