Tous les événements
  • Rencontre

La nuit venue

Le

Le 13 octobre à 20h30, l'Iris cinéma reçoit Frédéric Farrucci pour un échange autour de son premier film, La nuit venue.

Un film noir à la fois tendu et vaporeux qui mêle brillamment fond social quasi documentaire et visions esthétiques, polar et romanesque.

Proposé en partenariat avec Cinéphare

Au programme

La Nuit venue

Drame
  • - 20h30

Paris 2018. Jin, jeune immigré sans papiers, est un chauffeur de VTC soumis à la mafia chinoise depuis son arrivée en France, il y a cinq ans. Cet ancien DJ, passionné d’électro, est sur le point de solder « sa dette » en multipliant les heures de conduite. Une nuit, au sortir d’une boîte, une troublante jeune femme, Naomi, monte à bord de sa berline. Intriguée par Jin et entêtée par sa musique, elle lui propose d’être son chauffeur attitré pour ses virées nocturnes. Au fil de leurs courses dans la ville interlope, une histoire naît entre ces deux noctambules solitaires et pousse Jin à enfreindre les règles du milieu.

En savoir +
A propos de Frédéric Farrucci

 

 Frédéric Farrucci a écrit et réalisé quatre courts-métrages de fiction : Entre les lignes (sélection aux Césars 2020), Sisu en 2015, Suis-je le gardien de mon frère ? en 2012 et L’Offre et la demande en 2008. Il a également réalisé plusieurs documentaires. La Nuit venue est son premier long métrage.

« Nicolas Journet (co-scénariste) avait enquêté sur le métier de strip-teaseuse et découvert que beaucoup d’entre elles sont également call-girls et qu’elles ont toutes un chauffeur «régulier » pour les ramener chez elles ou les conduire chez un client, leur offrant ainsi un sas de décompression et une forme de sécurité. C’est comme ça qu’est née l’idée de l’histoire d’amour entre Naomi, strip-teaseuse et call-girl, et Jin, chauffeur de taxi. Ce qui m’attirait au premier chef dans cette romance était qu’elle se déroule de nuit. J’ai longtemps été un noctambule, j’aime Paris la nuit : c’est un moment où la norme se mélange à la marge, et cela conduit à des rencontres qui ne pourraient pas se produire le jour, qui est plus clivant.

Nous avons alors enquêté avec Nicolas auprès de taxis de nuit et une légende urbaine revenait régulièrement dans les témoignages : la mafia chinoise équiperait de faux taxis et exploiterait des hommes en les mettant au volant. Cela a créé immédiatement un désir de fiction. C’était une véritable matière de film noir. Notre chauffeur est donc devenu un Chinois sous la coupe de la mafia et le taxi s’est par la suite transformé en VTC, plus contemporain, plus « clandestin » car n’arborant aucun signe distinctif, plus en phase aussi avec la perversion ultralibérale de notre société. »

– Frédéric Farrucci, extrait du dossier de presse